06/07/2020

Gâteau coco, citron fruits rouges (vegan, sans gluten, vapeur)

Une envie de pâtisser...mais pas de four !

Chouette, il y a la cuisson vapeur !

Encore un peu expérimentale, d'autant qu'il faut que j'y intègre le "sans gluten et sans oeuf" nécessaire à l'équilibre alimentaire d'Augustin les derniers mois !

Je me suis inspirée d'une recette de Clémence Catz dans son livre A la vapeur.

J'avoue avoir eu un peu peur en voyant la texture de la pâte du gâteau, mais la cuisson s'est plutôt bien passée !
Des craintes aussi quant au démoulage, mais avec délicatesse, ça a fonctionné !

Avec les quelques fruits rouges de notre livraison du jeudi, c'était un dessert un peu inédit, mais  qui a été validé et très très apprécié par ma petite troupe ! A essayer si vous voulez sortir un peu des grands classiques !

Pour 4 personnes
Pour les deux gâteaux
* 2 cuillères à soupe de graines de chia + 80 g d'eau à faire reposer pendant 15 minutes pour obtenir une sorte de gel (ou 2 oeufs pour une version non vegan)
* 75 g de sucre (la recette de Clémence prévoyait 130g, avec 75, j'ai encore trouvé ça un peu sucré !!  Je me rends compte que je suis devenue vraiment très très sensible au sucre...ça m'attaque vraiment la bouche et pourtant j'aime les douceurs ! Je crois que je préfère le sucre des fruits et fruits secs..., bref, avec la chantilly non sucrée et les fruits, c'était quand même vraiment chouette !)
* 125 g d'huile de coco fondue tout doucement
* 2 cuillères à soupe de jus de citron + un peu de zeste
* 80 g de farine de riz complet
* 30 g d'arrow-root
* 20 g de farine de coco
* 2 cuillères à café de poudre à lever sans gluten
Pour la chantilly
* 20 cl de crème de coco bien froide (pensez à mettre le bol et le fouet au frais aussi, ça montera mieux !) 
* 1 cuillère à café de sirop d'agave (facultatif, moi, je n'ai pas sucré en plus)
* quelques fruits rouges (fraises, framboises, cassis...)


Mélanger le sucre avec l'huile de coco. Ajouter le mélange chia-eau.
Ajouter le jus et le zeste de citron. Ajouter la farine de riz. Mélanger.
Ajouter l'arrow-root, mélanger. Ajouter la farine de coco et la poudre à lever. Mélanger.

Verser la moitié de la pâte dans un petit moule d'environ 16 cm de diamètre, huilé et fariné. Placer dans le cuit-vapeur. Couvrir si nécessaire avec un petit morceau de papier cuisson (pour éviter le ruissellement éventuel).
Cuire pendant 30 minutes (avec mon cuit-vapeur électrique, le temps devra peut-être être légèrement ajusté à votre modèle).
Laisser refroidir un peu avant de démouler délicatement.
Procéder de même avec l'autre moitié de la pâte.
Laisser bien refroidir les gâteaux.

Mettre la crème de coco dans le bol du batteur et monter en chantilly.
Laver et bien égoutter les fruits.

Sur la première moitié du gâteau, étaler un peu de chantilly puis garnir avec quelques fruits.
Couvrir avec la deuxième partie du gâteau.  Garnir avec la chantilly restante et les fruits.

Conserver au frais et sortir 20 minutes environ avant la dégustation.
On peut aussi monter le gâteau juste avant le dessert.


03/07/2020

Lentilles germées

Faire germer ses lentilles, c'est super facile et c'est super bon !


Pour commencer, on met une bonne cuillère à soupe de lentilles dans un petit verre d'eau tiède et on laisse tremper quelques heures.

On verse ensuite les lentilles dans chaque étage du germoir (un verre par étage) et on rince bien.

Puis, on les rince deux fois par jour, matin et soir.
On voit rapidement les petits germes apparaître. 
Au bout de quelques jours, c'est prêt !

A grignoter comme ça, à ajouter à une salade, en topping sur une soupe, il y a de nombreuses utilisations envisageables !



02/07/2020

En mode retour de l'Amap : pesto coriandre et graines de tournesol (amap, vegan)

Avec un joli bouquet de coriandre bien fraîche, on peut réaliser un chouette pesto qui change un peu !

Chez nous, il a été tartiné sur le pain charbon-sésame que Matthieu avait rapporté de sa journée au fournil, Augustin avait son pain sans gluten sorgho-pois chiches-riz cuit chez nos gentils voisins (notre four ne sera pas opérationnel avant une grosse semaine...).

En à peine quelques instants, le petit rayon de soleil présent pour la première photo avait disparu...

Pour un petit bol
* un bouquet de coriandre (si vous avez un bon mixeur, ne pas hésiter à garder les tiges !)
* une belle poignée de graines de tournesol
* un peu d'huile d'olive (à doser au fur et à mesure)
* un peu de jus de citron
* un peu de sel et de poivre


Mixer les différents ingrédients en ajustant l'assaisonnement et la texture (on peut ajouter plus ou moins d'huile et/ou de graines) à votre goût.
C'est prêt !


01/07/2020

A table avec...Fanny Muller, designer du projet formes de rencontre

Je sais, je sais, cette rubrique n'est pas très active et c'est dommage !
Mais je ne perds pas espoir de la rendre un peu plus dynamique au fur et à mesure !
Il faut laisser le temps au temps, dit-on...

C'est le cas de cette rencontre avec Fanny Muller, jeune designer à l'origine du projet formes de rencontre.
C'est Laurette Broll, elle-même chouette invitée de ma petite rubrique (si vous voulez relire l'article, cliquez ici !) qui m'avait parlé de Fanny. 
Les deux jeunes femmes sont en effet assez liées, des études communes avant de chacune suivre des chemins différents, s'entraidant en fonction des qualités et des facilités de chacune...

Le projet de Fanny "date" déjà un peu, il fait suite à un projet de fin d'études lui aussi en lien avec l'Alsace et notamment le moule à kougelhopf (qu'elle apprécie tout particulièrement car on y sent vraiment le geste du potier et qu'il est associé à des moments de partage joyeux dans les familles alsaciennes), et nous devions nous retrouver pour en discuter l'été dernier !

Et puis la vie a fait que...ce n'est qu'une année plus tard que nous partageons un petit moment dans mon jardin au fond des bois, autour d'une table joliment décorée d'une nappe et de quelques pièces de céramique réalisées dans le cadre du projet formes de rencontre.
J'avais choisi de réaliser pour l'occasion une recette de mon livre L'Alsace végétale, des petites tartelettes façon Linzertorte avec les délicieuses framboises qu'on peut trouver en ce moment...et en mode cru, compte tenu de ma contrainte "four cassé" des derniers jours !


Me voilà donc à chercher Fanny en bout de ligne du RER pour la conduire dans "mes" bois et passer quelques heures avec elle, avant d'aller récupérer les enfants à l'école !

Son parcours, la mise en route de son projet, sa concrétisation, ses nouveaux projets, nos terres alsaciennes (nous sommes toutes les deux nées à Colmar) et une certaine vision de l'Alsace, ce territoire que nous avons toutes les deux quitté, mais qui, quelque part, nous rattrape avec une certaine vision un peu autre qu'on cherche à y insuffler (en toute humilité !) sont parmi les thèmes que nous avons pu aborder ensemble...
Quelques photos aussi, un petit thé et la dégustation de ces douceurs crues pour un agréable moment de partage !


Fanny est designer, elle pense donc des objets, des situations, en tenant compte des gestes, des mouvements, des matières, tout cela en étroite relation avec les artisans qui vont oeuvrer avec elle à la réalisation des créations.

A la fin de ses études et suite à son projet de fin d'études, elle a pu obtenir une bourse via la chaire Idis (industrie, design et innovation sociale) créée par une école d'art de Reims (l'Esad) et soutenue par la Région Grand'Est : l'idée est de "soutenir des designers dont les méthodes changent la pratique du design, les processus de création et les modes de développement des projets... leur exercice du design ne se focalise plus seulement sur la production d'objet, mais transforme un environnement pratique, technique et social".

Les territoires du projet seront donc l'Alsace, la terre natale de Fanny (parisienne d'adoption depuis !) et plus précisément ...Soufflenheim où la jeune femme a fait quelques stages chez un couple de potiers, amis de ses parents et où elle avait également mené son premier projet (vous me suivez toujours ?) et les Vosges, pour la partie textile (les magnifiques nappes sont tissées à la Manufacture textile des Vosges, ennoblies chez Crouzevier Développement à Gérardmer et confectionnées...à Soufflenheim par La Couture de Sandrine).

Il se trouve que le projet est porté par des femmes...et que c'est un hasard !! Ce sont elles qui ont répondu favorablement à la proposition de Fanny.
A Soufflenheim, Peggy de la Poterie Wehrling, Sylvie et Kathia de la Poterie Lehmann, Marie-Ange de la Poterie Graessel, à Ferdrupt, Anne Orivel de la Manufacture Textile des Vosges, à Gérardmer, Séverine Crouvezier de Crouvezier Développement et bien sûr Fanny Muller depuis Paris et souvent sur place, ont oeuvré ensemble à la jolie table dressée dans les bois de Chevreuse en un après-midi du mois de juin 2020 !!


Les différentes actrices du projet se sont donc rencontrées pour discuter dans un premier temps, dans les ateliers des unes et des autres, puis pour commencer à créer , moment qui a eu lieu " en terrain neutre" chez un potier qui n'était pas engagé dans le projet, histoire de ne pas avantager l'une ou l'autre.
Le joli plat qui accueille une des tartelettes et les bâtonnets de cannelle a par exemple été imaginé lors de ces premiers ateliers, sous forme d'un véritable "jeté" de terre qui a donné lieu à sa forme si singulière. Elles ont ensuite bien entendu travaillé chacune de leur côté pour créer leurs propres pièces, avec leurs techniques propres.
Lors d'un passage à Soufflenheim l'été dernier, je me souviens avoir pu discuter avec certaines potières qui avaient bien apprécié ces moments d'échange, pas si courant entre les artisans de ces villages aux traditions ancestrales.

Fanny, avec son regard extérieur, son expérience de designer, a, selon moi, su insuffler une petite de touche d'Alsace un peu différente : visuellement, les pièces créées ne sont pas immédiatement connotées "Alsace", ce sont les techniques qui rattachent aux savoir-faire de la région.
De même, Fanny espère un mélange de ces pièces avec d'autres, de traditions potières tout aussi ancrées et qui pourraient très bien cohabiter avec les pièces de formes de rencontre (elle fait allusion au Portugal, au Maghreb...).
Comme elle, je partage cette liberté qui me permet de mêler les genres sur les tables que j'aime dresser : un peu de vaisselle chinée, quelques pièces de céramistes modernes, les traditionnelles poteries alsaciennes...

Sur cette table, on retrouve d'ailleurs les pièces du projet formes de rencontre, mais aussi les toutes petites assiettes d'un service très connoté "Alsace" que les puristes reconnaîtront, les petits bols de la céramiste Sarah de l'atelier And the days after, une théière offerte par mon Papa.

Fanny aime l'idée que les objets puissent aussi trouver une vraie place dans le quotidien, qu'on puisse se les approprier au fur et à mesure, leur trouver d'une fonction qui n'est pas forcément celle qu'on leur associait au départ.
La question qui lui a parfois été posée est "à quoi ça sert ?", elle espère que toutes ces jolies pièces serviront à dresser des tables joyeuses, dépareillées, un peu plus " à la bonne franquette" qu'avec le service de mariage de Mamy et Papy (qu'on peut très bien associer à la table par petites touches !).

Le projet, initié sous la forme d'une recherche, a finalement trouvé une sorte de débouché commercial qui a permis de réaliser un peu plus de pièces. 
Grâce à une campagne de financement participatif et une prévente des pièces, les céramiques et les textiles ont pu être produits et achetés.
On les trouve encore dans certaines des poteries alsaciennes.
Si vous souhaitez en savoir (encore !) plus sur le projet, n'hésitez pas à écouter la conférence donnée par Fanny à la maison du Kochersberg à Truchtersheim.


Merci encore à toi Fanny, pour ce moment d'échange et de partage entre deux Alsaciennes attachées à leur terre d'origine, mais qui n'y vivent plus et qui quelque part, chacune à leur manière, apporte quelque chose d'elle-même à cette Alsace très traditionnelle.

Quelque chose qui peut interpeller, parce que cela sort de l'imaginaire qu'on peut avoir de l'Alsace : ma choucroute sans les saucisses restera sans doute un mystère que ne souhaiteront pas élucider de nombreux Alsaciens, de même certaines des créations de Fanny ne trouveront peut-être pas un public délirant - je persiste à penser que le grand plat à la forme très originale serait parfait pour accueillir les asperges, Fanny pensait même y mettre en scène une cascade de charcuterie ! - mais je trouve vraiment très chouette cette volonté de réinventer des traditions, des savoir-faire, des recettes, tout en ayant un profond respect pour les "versions originales" !

Je souhaite à Fanny plein de bonnes choses pour ses nombreux projets à venir, vivre, c'est être en mouvement et chacune à notre manière, nous semblons avoir besoin de l'être...
Où nous mènera ce mouvement, on verra bien (mon premier mouvement a consisté à enfourcher mon vélo et à rouler à la vitesse du vent pour arriver à l'heure à l'école et reprendre le quotidien que je trouve si important de vivre auprès des miens !)...



29/06/2020

Salade quinoa, courgettes, fèves, tomates séchées (amap, sans gluten, vegan, estival)

Petit bidouillage du midi pour un déjeuner au jardin...

Les enfants ont repris l'école pour ces quelques derniers jours de l'année, ils sont ravis d'autant que le rythme y est très cool !

Matthieu télétravaille toujours avec quelques incursions sur son lieu de travail de temps à autre.

Du coup, on continue de partager tous les 4 nos repas du midi (et les autres bien entendu, mais ça, c'est normal !) et c'est très chouette ainsi.

Et chez vous, le rythme "normal" est-il repris ? Vous appréciez ?

Pour 4 personnes
* environ 250 g de quinoa pesé cru et bien rincé
* 2 belles courgettes
* quelques fèves
* quelques tomates séchées
* 2 gousses d'ail
* un peu de vinaigre balsamique
* un peu d'huile d'olive
* un peu de sel et de poivre


Faire cuire le quinoa dans deux fois son volume d'eau bouillante salée pendant 10 minutes, à couvert. Couper le feu et laisser reposer encore 10 minutes.

Cuire les courgettes en petits morceaux à la vapeur pendant une dizaine de minutes, afin de les garder encore un peu craquantes.

Ecosser les fèves et les rincer (oui, oui, on peut les manger crues comme dans cette salade ! Avec juste un peu de jus de citron, d'huile d'olive, de sel et de cumin c'est super bon aussi ! On peut entendu aussi les cuire, par exemple dans une sauce tomate pour des pâtes, c'est délicieux !).

Dans un plat, disposer le quinoa, les courgettes, les fèves, les tomates séchées en petits morceaux, l'ail émincé.
Assaisonner avec un peu de vinaigre, d'huile, de sel et de poivre.
Goûter pour ajuster à votre goût !